L’association humoristiquement baptisée d'un nom de superhéros « Les Indivisibles, Français sans commentaire ! » a pour but de déconstruire avec humour les préjugés et clichés ethno-raciaux et en premier lieu, celui qui nie ou dévalorise l’identité française des Français dont le faciès indique une ascendance extra-européenne.
Le collectif a opté pour un registre et des modes d’actions originaux et interactifs : l’humour étant leur fil conducteur ils ont recours aux supports les plus divers (vidéos, BD, billets d’humeur …) pour diffuser leur message.
N’attendez plus, devenez Indivisible :
- Si vous ne croyez pas au mythe de la mystérieuse « souche gauloise » où pousseraient les authentiques Français.
- Si vous pensez que l’immigration extra-européenne n’est pas une maladie génétique dont il faut pister la trace sur X générations.
- Si vous n’êtes pas un-e adepte du comptage de « Blacks » en équipe de France de football,
La Cité nationale de l’histoire de l’immigration est un pas dans la bonne direction. En rendant un hommage, même tardif, aux immigrations françaises, elle fait œuvre nécessaire. Il y a pourtant à redire. Passons sur le camouflet de sa non-inauguration officielle, ce choix délibéré d’hommes insensibles. Non, c’est le projet muséographique qui, en partie, rate les cœurs.
REBEU ou REUBEU : n. ou adj. verlan de beur - FAM. PEJ. Arabe, beur. "T'es un pauvre petit rebeu qu'un connard de flic fait chier. C'est ça!" Izzo. Des rebeux. (Le petit robert - Edition 2008).
Trois fois rien. Trois petites lettres, accolées au mot reubeu qui fait une entrée remarquée dans l’édition 2008 du petit Robert. Que ce mot affleure à la surface de la langue officielle est à saluer, mais qu’il soit escorté des lettres suivantes : PEJ est d’une cruauté inattendue. PEJ comme péjoratif. Oui, on a bien lu. Comment peut-on qualifier le mot reubeu de péjoratif ? Comment peut-on à ce point méconnaître la réalité française, telle qu’elle s’incarne quotidiennement dans le langage parlé ? Ce mot, certes familier, populaire, argotisé, n’est jamais péjoratif.
En réponse à l’article de M. Fabrice Pliskin consacré à notre ouvrage dans le Nouvel Observateur de cette semaine.
Toutes les critiques sont acceptables pour autant qu’elles restent dignes et ne visent pas, sous couvert de dérision, à dénigrer, à humilier et en somme à asseoir ou conforter une domination sur celles et ceux qu’elles visent.
Parce que nous pensons que la France est un pays moderne dont
le vivre ensemble s’élabore par le décloisonnement des mentalités, la
reconnaissance des souffrances particulières, la mise en récit de sa
diversité et de ses imaginaires
Parce que
nous refusons que l’espace public, seule ressource intellectuelle dont
dispose une société pour se penser, soit gaspillé par les vaines
polémiques, la dérision systématique, les discours convenus et
l’inlassable mise en scène des dominants