Au royaume des malfrats en col blanc, quand l’un se fait alpaguer pour malversations, les autres le gratifient en millions d’euros pour qu’il ferme sa gueule et qu’il ne porte pas préjudice à tout un système.
Ainsi va la vie doucereuse des sieurs héritiers, et en nos terres déshéritées on nous ressasse sans fin « travailler plus pour gagner plus », et méritocratie par ci et donnant-donnant par là.
Ce pendant, dans le sillage douillet du MEDEF, Denis Gautier-Sauvagnac, tandis qu’il est mis en examen pour retraits suspects (19 000 000 €) des caisses du patronat de la métallurgie (UIMM, Union des Industries et Métiers de la Métallurgie, dont il était le président et dont il demeure le délégué général en percevant à ce titre une rémunération mensuelle de 20 000 €), a perçu un chèque de 1 500 000 € de son organisation et un engagement de cette dernière à prendre en charge les conséquences fiscales de l’affaire pour laquelle il est mis en examen...
Plus de 100 morts, dont femmes et enfants, en moins de 5 jours et au moins 50 blessés par les tirs de chars de l'armée israélienne dans la bande de Gaza. Un soldat de Tsahal a été tué durant les raids.
Bilan: Du sang, des morts, du sang et toujours des morts. Et l'on ose encore parler de "dommages collatéraux", de "guerre" légitime contre le terrorisme. C'est vrai, j'oubliais qu'il n'est plus indispensable d'être deux pour "jouer à la guerre" et que le progrès technologique fait des merveilles. Star Ship Troopers version lionceaux de Judée. La première puissance militaire du Moyen Orient menace le peuple palestinien de lui offrir sa Shoah et les dirigeants des pays arabes voisins continuent de ronfler en rêvant au génie de la lampe. Pendant ce temps, les avions de chasse américains décollent des bases d'Al Khobar et d'Al Kharj pour aller pilonner les civils irakiens et terminer ceux d'Afghanistan. Vous avez raison! Dormez bien mes chatons. Les puits de pétroles sont encore pleins et l'Oncle Sam vous offre un 14 juillet des deux côtés du Royaume à ses propres frais...
En attendant son plan marshall, le royaume des banlieues brûle. Villiers-le-bel, Goussainville, Toulouse en novembre 2007, la France entière déjà en 2005. Délinquants, climat insurrectionnel, violences gratuites et inexcusables. Pour traiter les événements qui ont suivi la mort de deux adolescents de Villiers le Bel, le débat public se contente de ces mots là alors qu' il y en aurait d'autres, aussi aisés, à mentionner : racisme d'Etat, apartheid républicain, réclusion sociale à perpétuité.
Mais l'espace public est sclérosé, bouché comme une artère. Les plateaux ne renvoient qu'une analyse parce que ceux qui les peuplent ne connaissent pas ou n'habitent pas ou n'aiment pas les habitants des banlieues...
L’association humoristiquement baptisée d'un nom de superhéros « Les Indivisibles, Français sans commentaire ! » a pour but de déconstruire avec humour les préjugés et clichés ethno-raciaux et en premier lieu, celui qui nie ou dévalorise l’identité française des Français dont le faciès indique une ascendance extra-européenne.
Le collectif a opté pour un registre et des modes d’actions originaux et interactifs : l’humour étant leur fil conducteur ils ont recours aux supports les plus divers (vidéos, BD, billets d’humeur …) pour diffuser leur message.
N’attendez plus, devenez Indivisible :
- Si vous ne croyez pas au mythe de la mystérieuse « souche gauloise » où pousseraient les authentiques Français.
- Si vous pensez que l’immigration extra-européenne n’est pas une maladie génétique dont il faut pister la trace sur X générations.
- Si vous n’êtes pas un-e adepte du comptage de « Blacks » en équipe de France de football,
La Cité nationale de l’histoire de l’immigration est un pas dans la bonne direction. En rendant un hommage, même tardif, aux immigrations françaises, elle fait œuvre nécessaire. Il y a pourtant à redire. Passons sur le camouflet de sa non-inauguration officielle, ce choix délibéré d’hommes insensibles. Non, c’est le projet muséographique qui, en partie, rate les cœurs.